30.10.2026

Évitez toute confusion entre les compteurs : identifiez correctement les conduites de gaz dans un local comportant plusieurs compteurs

Dans les immeubles à appartements ou de bureaux, les compteurs à gaz sont souvent regroupés dans un local commun. Dans ce cas, il doit être possible de déterminer sans aucune ambiguïté quel robinet de compteur à gaz permet d’interrompre l’alimentation en gaz de chaque unité d’habitation.

Cette indication est importante lors d’une mise en service ou d’un contrôle, mais aussi lorsqu’il faut intervenir rapidement en cas de fuite de gaz. En outre, une indication absente ou erronée peut entraîner des problèmes de facturation.

Où et comment apposer l’identification ?

En apposant l’identification sur la conduite de gaz elle-même, celle-ci reste liée à la bonne conduite et donc à la bonne unité d’occupation, même en cas de remplacement ultérieur du compteur.

Lors du raccordement du compteur de gaz à l’installation intérieure, l’étage et l’unité d’habitation concernés doivent être indiqués sur le tuyau gaz de façon univoque et indélébile. Cette indication doit être apposée en aval, à maximum 50 cm du compteur de gaz. Utilisez de préférence le numéro de boîte officiellement attribué, éventuellement complété par l’étage ou une autre indication facilement reconnaissable.

N’apposez pas l’indication sur le compteur à gaz lui-même. Le compteur à gaz peut ultérieurement être remplacé, enlevé ou déplacé par le gestionnaire du réseau de distribution. Le marquage apposé sur le compteur risque alors de disparaître avec celui-ci ou de ne plus correspondre à l’installation intérieure raccordée.

En apposant l’indication sur le tuyau gaz, l’identification reste liée au bon tracé de tuyau et donc à la bonne unité d’habitation, même après un remplacement ultérieur du compteur.

Pourquoi ne pas attendre ?

Le risque pour la sécurité peut être illustré par un exemple concret. Dans un immeuble à appartements, plusieurs unités d’habitation sont en cours de rénovation. Dans le local des compteurs, plusieurs compteurs à gaz sont installés côte à côte. Pendant l’exécution des travaux, les compteurs à gaz sont fermés, mais ne sont pas scellés.

Supposons que l’installation d’un appartement soit déjà terminée et que l’occupant souhaite remettre sa chaudière en service. Si, en raison d’un marquage absent ou erroné, il ouvre le mauvais compteur à gaz, celui-ci peut être raccordé à un appartement dans lequel l’installation n’est pas encore achevée ou n’a pas encore fait l’objet d’un contrôle d’étanchéité. Du gaz peut alors s’échapper à l’insu de tous dans un appartement, un local technique ou une gaine technique. Une accumulation de gaz, voire un risque d’explosion, est alors tout à fait possible.

Autre exemple : une fuite de gaz est constatée dans un appartement et l’on souhaite donc couper immédiatement son alimentation en gaz. Il faut alors être certain de fermer le bon robinet de compteur à gaz. Si le mauvais compteur est fermé par erreur, la situation dangereuse persiste alors que l’on pense qu’elle est maîtrisée.

C’est précisément pour cette raison qu’il n’est pas judicieux d’attendre la fin du chantier pour apposer l’indication. Il est préférable d’identifier clairement les tuyaux dès l’exécution des travaux, en particulier lorsque plusieurs installateurs, entrepreneurs ou occupants interviennent sur le même chantier. Ainsi, chacun sait clairement quel compteur correspond à quelle unité d’habitation, y compris lorsqu’une intervention doit avoir lieu plusieurs mois ou plusieurs années plus tard.

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